La singularité de la démarche

"Vingt fois, cent fois, remettez votre ouvrage, retirez toujours, n'ajoutez jamais !" Nicolas BOILEAU.

 

Pour Michel, il ne s’agissait pas de créer à partir de rien mais, plus modestement, de convertir les trésors cachés de la montagne, façonnés par le temps.

Il arpentait les forêts du massif vosgien, mais ne les écumait pas. Pas de razzia, ce n’était pas un prédateur. Comme les sages du temps jadis, nos ancêtres, il ne prélevait de la nature que ce qui était nécessaire ; car avant tout il la respectait et respectait son public. Sa démarche était bel et bien éthique. Il allait à l’économie et ne prenait, à la forêt et aux rivières, que des pièces dont il estimait être capable de magnifier. Il n’ajoutait rien à la nature, il ne faisait qu’à coups de sécateur, de ciseaux à bois et plus rarement de haches et de tronçonneuses, retirer de ci de là quelques monceaux de bois. Son art n’était donc pas une imitation de la nature mais une sublimation de celle-ci. D’un objet inanimé, il donnait de nouveau du mouvement, bref il lui redonnait la vie. Il ne cherchait pas ainsi à bricoler ou à sculpter, non pas qu’il dénigrait le travail de sculpteur, mais ce n’était tout simplement pas le don qu’il avait reçu.

Justement un sculpteur de talent est lié à Cornimont. Depuis 40 ans, il   s'affranchit de la matière (bois, neige, glace...) pour réaliser des œuvres contemporaines. Bien que de styles très différents, Michel appréciait tout particulièrement cet artiste et ses pièces dont certaines furent, de part leur nature, bien éphémères. Il s'agit de Francis CUNY, voyez plutôt !Cour

 

Enfin Michel avait l’art, mais aussi la manière, et cette manière d’être et de faire était sans concessions. Sûr de son fait, il n’a jamais dévié. Il ne s’agissait pas d’additionner des racines ou de les soustraire petit à petit du musée. Les Mille & une Racines constituaient et constituent encore un tout.

NOUS VOUS RECOMMANDONS EGALEMENT LA VISITE DU MUSEE DU BOIS A SAULXURES Cour