La transcendance ?

L'annonciation

Le moine pélerin

La crèche

Le missionnaire

L'un des nombreux cucrifix

La Vierge qui surmonte le village de Cornimont

Michel a réalisé  des œuvres en résonance avec le culte catholique. Baptisé, il reçut une éducation religieuse ; il fut notamment enfant de chœur tout en fréquentant l'école privée Saint-Louis de Cornimont. Pour autant, et sans contester la foi de sa mère Alice et de sa tante Marie-Rose, il ne fit jamais preuve d'une grande religiosité. Ses pièces tirées du culte catholique sont donc davantage le reflet et le témoignage d'une culture qui l'a imprégné, dès son plus jeune âge, que la manifestation véritable d'une foi ; et aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est sans calcul ni cynisme que ses œuvres furent réalisées. En effet, Michel a toujours manifesté un grand respect pour les croyances de chacun, quelles qu'elles fussent. Selon lui, la foi était bien une affaire de conscience personnelle et intime ; que l'on croit ou que l'on ne croit pas et quelle que soit la manière de croire ou de ne pas croire, aucun ne devait être dénigré au regard de ses convictions profondes. En cela, il fut un grand laïc. Et même s'il ne théorisait pas sa pensée, n'étant pas lui-même adepte des discours dogmatiques, nous pouvons néanmoins (et légitimement) penser qu'il croyait "en quelque chose qui nous dépasse". Etait-ce un Etre suprême, un esprit ou bien tout simplement mère nature ? Au moins, avait-il l'humilité de laisser la porte ouverte à toutes les hypothèses, y compris (en fin de discussion) celle selon laquelle nous serions tous appelés au néant.

Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris. Et c'est bien ce qu'il fit !

A noter que, dans la culture judéo-chrétienne, le prénom Michel est particulièrement évocateur puisqu'en hébreu il signifie, en toute simplicité, "celui qui est semblable à Dieu". Ce qui nous conduit à nous interroger : les artistes ne seraient-ils pas tous et toutes des "Michel(le)" en puissance, c'est-à-dire des êtres, qui tel (un) Dieu, veulent à travers leurs  œuvres défier le temps et l'espace en CREANT LEUR PROPRE UNIVERS ?

Ceci étant dit, et sans forfanterie, Michel fit plus fort que le Dieu de la Bible, car lui au moins ne se reposait jamais, pas même le Dimanche ! A ce sujet, sa cadette lui rappelait, non sans malignité, qu'il avait bien fait de naître un 23 février car, à un jour près, il serait né le jour de la saint-Modeste, impertinence qui avait le don de l'agacer,  au contraire,  de son épouseClin d'oil. Mais ce sont finalement ses petits travers qui le rapprochaient des hommes et le rendit si acceptable et si aimable auprès de ses contemporains.